À LA LUMIERE DES FLAMMES

SPECTACLE JEUNE PUBLIC

CRÉATION 2021

C’est à la lumière des flammes que l’on contait jadis des histoires qui faisaient mourir de rire ou de peur. Tous rassemblés autour du foyer, les récits se transmettaient de bouche à oreille. Les flammes sont aussi celles du bûcher où pendant deux siècles, on a brûlé les femmes coupables de sorcellerie. À la Lumière des Flammes mêle le théâtre d’objets et le conte pour évoquer la figure mythique des sorcières. C’est en un temps reculé et en un lieu fort lointain que commence notre histoire. Deux soeurs confectionnent rituels et potions pour apprivoiser leurs peurs et mettre un peu de magie dans leur existence. Il leur faudra ruser  pour déjouer les pièges que leur tendra la vie et faire face à l’intolérance de leur communauté.

Un conte sensible et délicat qui évoque le cheminement vers l’âge adulte, la puissance de la nature et la tolérance. Développé dans le cadre d’une résidence artistique en milieu scolaire, l’échange avec les enfants est au coeur du processus de création du spectacle. Notre conte aborde des thématiques complexes : la discrimination, la persécution, les questions de genre et de tolérance ; nous voulons être au plus proche du regard que les enfants portent sur le monde. Dans le spectacle, le théâtre se mêle à une recherche plastique pour explorer la figure de la sorcière par la performance, la sculpture, la scénographie.  

Un conte jeune public du CE2 au CM2.

Texte : création collective

Mise en scène et scénographie : Pauline Dragon

Avec : Maéva Napen et Karl Philippe

Ce projet est soutenu dans le cadre du programme Création en cours des Ateliers Médicis. La compagnie TACA est soutenue par le département de la Dordogne. 

CALENDRIER :

Lancement des résidences de création le 6 février 2021 à l’école René Dupouy dans la commune de Buzet-sur-Baïse (Lot-et-Garonne) :

  • Première résidence les 22, 23, 25 mars.
  • Deuxième résidence les 26, 27, 29 avril.
  • Troisième résidence du 17 au 27 mai.
  • Quatrième résidence du 14 juin au 2 juillet.
    Sortie de résidence publique le 2 juillet 2021 à Buzet-sur-Baïse.
  • Cinquième résidence début novembre 2021 à Chantérac en Dordogne.
  • Tournée et diffusion du spectacle en novembre et décembre 2021 en Dordogne.

LE PROJET

Les sorcières incarnent la puissance maléfique par excellence : à califourchon sur leur balai, on entend le son de leur rire sardonique lorsqu’elles s’envolent dans les airs. C’est à partir du XVème siècle que les procès de sorcellerie vont devenir le théâtre des persécutions de milliers de femmes ; les hommes ne représentant qu’une minorité des accusés. « Les sorcières » deviennent les boucs émissaires d’une société en perte de repères, traumatisée par les grandes épidémies de peste, la révolution copernicienne et les guerres de religion. En interrogeant l’évènement historique de la chasse aux sorcières par le biais du conte, le spectacle interpelle les enfants sur les mécanismes de violences et de discriminations en temps de crise ; notre spectacle tend un miroir au temps présent pour ne pas répéter les erreurs du passé. Nous voulons promouvoir des valeurs de tolérance et d’empathie. Comment s’organise notre vie en société ? Comment dépasser les conflits ? Comment se réconcilier ? Comment freiner la logique de la haine et son défoulement ? Autant de questions délicates que le spectacle aborde à hauteur d’enfant. 

« Cueillez du houx à la nuit tombée et faites-le brûler dans un grand feu, au centre d’un cercle de sel, un soir de pleine lune ! » Les rituels magiques des sorcières s’appuient sur les plantes et les saisons ; leur puissance provient de l’observation de la nature et de son écoute attentive. Loin de chercher à domestiquer et à transformer la nature, la sorcellerie nous invite à repenser le regard qu’on porte sur elle. Elle questionne nos représentations symboliques de la nature, la célèbre pour sa richesse et développe notre capacité d’empathie à son égard. L’écologie n’est pas ici abordée par le spectre de la catastrophe climatique mais encourage à respecter et à protéger l’environnement en enrichissant notre rapport symbolique à la nature.

Le spectacle met en scène des rituels, et donne ainsi à l’imaginaire des enfants la possibilité de nommer leurs peurs, d’identifier les sources d’un problème et par des images et des actions symboliques de les dépasser. Les enfants peuvent donc acquérir des outils de résilience et cultivent leur capacité d’abstraction.